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L'art dans la sphère publique : INTRUSIONS
Inter, art actuel prépare un dossier sur les questions relatives à l'art et l'art action dans ses rapports à l'espace public. Il s'agit de nous arrimer avec la prochaine édition de la Biennale de La Havane (mai 2012) portant sur cette thématique, où la revue organise un atelier. Il s'agit de réfléchir sur la transformation de l'espace public, depuis l'agora de l'Antiquité, jusqu'aux médias sociaux d'aujourd'hui. Quel est le potentiel démocratique de l'art lorsqu'il instaure des lieux de rencontre et d'échange, de débat et de confrontation dans le milieu urbain ou encore dans le tissu communautaire ? Par le moyen de l'art sociologique, contextuel, relationnel – dans une pluralité de disciplines (sculpture, installation, Web, art action, manœuvre, art et contexte et in situ), l'art multiplie ses intrusions dans l'espace public. Il s'agit d'ouvrir des interzones entre le politique et le religieux, entre la scène médiatique et l'obscène, entre les pouvoirs publics et l'anarchie de la rue.
Les interventions artistiques dans la sphère publique relèvent de l'appel direct aux populations, par delà les conventions élitistes de l'art, afin de donner une voix aux relations et aux conflits, dans des propositions artistiques en extension, qui seront prises en charge par un public. Ces interventions exigent certains ajustements, en conformité ou en digression, par rapport à diverses normes ou tabous. Ce qui requiert une réflexion éthique de la part de l'artiste, en outre de son justificatif politique. Agir en zone publique suppose une attitude critique et interactive, qui ne réduit pas les acteurs à des jeux de positionnement, et tient compte de leur subjectivité singulière.
Un aspect que nous ne voulons pas négliger est celui de la légitimité de ces démarches : produire dans un contexte public peut impliquer une commande, un financement du public précisément, et c'est un risque que court l'art qui serait soumis alors, non pas à des volontés politiques explicites, mais à une intrumentalisation de l'art : on parle alors d'un statut d'« artiste embarqué », analogue au « embedded journalist », un cheerleader poétique qui assure une animation culturelle, un art divertissement de masse, un art en service donc, au service d'un multiculturalisme de la fête. Ou bien plutôt on parle de l'art qui affirme l'hégémonie d'un public investi de ses forces créatrices et de sa puissance de changement. Nous voulons mettre en évidence la diversité des approches, la multiplicité des incursions de l'art dans la sphère publique, c'est un ensemble vaste de pratiques et de discours qu'Inter, art actuel veut investiguer.
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Sortie : avril 2012
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Inter art actuel 112
Sexes à bras-le-corps
Pratiques quotidiennes et artistiques
À l'heure où la provocation se situe davantage du côté des voiles que des nus, qu'en est-il du sexe dans l'art contemporain ? Le contexte politique et culturel s'est profondément transformé en matière de mœurs. Ces dernières années, il a conduit à l'incorporation massive du sexe dans l'industrie de la mode et de l'entertainment, au point de transformer le sexe de siège des revendications utopistes en code publicitaire (et source de profit garanti). Nouvelles conditions : la juridiciarisation des rapports sexuels a galvaudé les revendications féministes sur la sexualité, écartées sur l'essentiel. De nouveaux rapports à soi sont apparus avec la médicalisation accrue de la vie humaine et de ses caractères sexuels, avec la prolifération des interventions technologiques sur les corps. Certes, les saillies néoconservatrices ont exploité les asymétries de ces pratiques médicales, se réclamant de l'ordre identitaire et familial de la tradition. Les conditions de visibilité des sexes, d'érotisation de la sexualité (convoquée au titre de dépense utile !), de renouvèlement des corporéités changent - et rencontrent des résistances.
Nouvelles mobilisations du sexe dans les pratiques artistiques : objet de représentation ou matériau à façonner, point de vue ou processus de subjectivation.
Avec quelles préoccupations politiques est-il convoqué, par qui et de quelle façon ? Quels usages en font les artistes féministes et les minorités sexuelles (gai, lesbienne, bisexuel, transgenre, shemale, travesti, transsexuel, sadomaso, scatophile, zoophile, etc.) ?
Quelles déterritorialisations : nouvelles corporéités, nouvelles identités ? Quelles stratégies sont explorées pour échapper aux normes sexuelles dominantes ?
Qu'en est-il de l'érotisme ? Quels agencements et quelles forces en renouvèlent les formes, les registres, les vecteurs ?
Quels arts de faire et arts de vivre ont été créés par l'investissement technologique des sexes ?
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Les textes doivent contenir un maximum de 3000 à 4000 mots. L'auteur doit fournir une courte biographie (5 à 10 lignes) et soumettre la version finale de son texte.
Date de tombée : avril 2012
Sortie : septembre 2012
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Art et sexe
«Appel aux artistes pour pages visuelles»
La revue Inter, art actuel fait appel aux artistes, poètes et autres pour des doubles pages visuelles, tout en couleur, afin de stimuler la création à partir de cette problématique.
Par la même occasion, nous sollicitons des éléments textuels de 10 à 250 mots sur l'art et le sexe, par la poésie et l'écriture.
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Date de tombée : avril 2012
Sortie : septembre 2012
Les pages visuelles (300 dpi, format JPEG ou TIFF, minimum 46 x 30 cm) et les éléments textuels doivent être acheminées à la revue par courriel (redaction@inter-lelieu.org) ou sur cd.
Bien identifier les crédits (nom de l'artiste, titre de l'œuvre, date). Seul les projets sélectionnés à partir d'une évaluation par jury seront publiés. N'hésitez pas à communiquer avec la rédaction pour plus d'information.